She can’t, or she won’t?

Recently, National Front head Marine LePen stated, on the Lampadousa isle, to the exiles who are caged there, “Europe does not have the means to welcome you.” A strange statement, when those people are kidnapped, placed and kept in hundreds of jails, and finally, deported, all this by a bürokratik system of border control paid god knows how many billions of Euros by European taxpayers. More grotesque still, if that’s possible, the migrants who escape bürokratik slavery have no right to work, to earn a living and a little bit of liberty, and maybe contribute to the society where they live. (If anyone can wish to do such a thing for so overtly oppressive and criminal a society.)

Lepen also stated, several days before this arrival in Lampadousa, that she was not a racist, but that she thought immigration was an economical problem.

There is an economical problem in France and Europe indeed, it’s called the capitalist state. The consequence of this system is firstly an insidious slavery for the workers, and secondly a depressing unemployment for some 2 million people, so that you’re either dependent on the employing class when you work, or you’re dependent on the state when you’re on benefits. In the end, very few people are truly free and masters of their own lives.

But, instead of attacking the root of evil, LePen prefers to mutilate the branches of some innocent tree, certainly standing on the same land, but no more at the origin of the problem than the others. The migrants have no part in our poverty and dependence, since they come from faraway countries. How could they cause the economical wrong we suffer?

LePen simply assumes that we have the best economical system there ever was, and moves on to a position of disaster-managing, even though the system itself is the disaster.

Consider the question of benefits. It is a usual complaint of the far right that migrants get benefits, when French people are outside with nothing. The fact is, anyone, refugees and homeless people, can claim benefits, and at first sight, there are no grounds for refusing it to either of them. And it is not refused to either. The issue is: can the system of benefits hold. Can the state do it? And there, the i’m-not-racist pretence crashes down.

If financial help from the state is such a real economical problem that we should have the people needing it kidnapped, detained, and deported out of the country, then LePen should also suggest that we deport all French people under a certain poverty threshold, including the author of this article. Or more exactly, if Mme LePen was consistent, and not-racist, such is what she would demand. But this isn’t the case, and in this resides the proof that her racist preference is at the root of her policies.

The question of Europe’s capacity to welcome anyone also completely ignores the illegality of the policy of national/european border control or closure.

As it was explained in the first issue, the borders of our states, and our states themselves, are not the result of the natural and legitimate growth of populations, nor the states their collective tool. They are solely the movement boundaries of armed forces obeying middle-age monarchs, warlords, and other despots, seeking to enslave entire populations living on “their” territory. Such are the lunatic criminals idolized by modern day nationalist movements.

Some of those states became more “democratic” in the last few centuries, but territorial usurpation is just as deprived of legitimacy. Land theft cannot be legitimized, even if all the populations of the earth unanimously proclaimed the contrary.

We are in France, but is France our home? Clearly not. France is bigger than the whole of the French people taken together. “You’re not at home here,” what a nationalist could say, should urge a “Neither are you” on the part of the migrant. And with stronger a conviction, for the first reveres violence and domination, hateful and criminal things, whilst the second makes use of liberty across borders, a peaceful and respectable thing. That the first uses barges of public money to oppress the innocent, whilst the second comes from faraway at his or her own expense and risk to carve a life for him or herself, shows how far ideology can go in erasing the truth, and how big a dose of reality we have to inject in today’s conversations about migration.

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One Response to She can’t, or she won’t?

  1. Elle ne peut pas, ou elle ne veut pas?

    Récemment, la dirigeante du Front National, Marine LePen, a déclaré sur l’île de Lampadousa, aux exilés mis en cage là-bas,”L’Europe n’a pas les capacités de vous accueillir.” Etrange déclaration, alors que ces personnes sont enlevées, placées et maintenues dans des centaines de prisons, et finalement déportées, le tout par un système bürokratik de contrôle des frontières payé on ne sait combien de milliards d’euros par les contribuables européens. Plus ubuesque encore, si cela est possible, les migrants qui échappent à l’esclavage bürokratik n’ont pas le droit de travailler, pour gagner leur vie et un minimum de liberté, et peut-être contribuer à la société où ils vivent. (Si qui que ce soit peut souhaiter une telle chose dans le cadre de sociétés aussi ouvertement oppressives et criminelles.)

    Mme LePen a aussi déclaré, plusieurs jours avant cette arrivée à Lampadousa, qu’elle n’était pas raciste, mais qu’elle pensait que l’immigration posait un problème économique.

    Il y a bien un problème économique en France et en Europe, ça s’appelle l’état capitaliste. La conséquence de ce système est d’une part un insidieux esclavage des travailleurs, et d’autre part un chômage déprimant pour quelque 2 millions de personnes, de sorte que l’on est dépendant soit du patronat lorsque l’on travaille, soit de l’état lorsque l’on touche une aide financière. Au final, très peu de personnes sont réellement libres et maîtresses de leur propre vie.

    Mais, plutôt que de s’attaquer à la racine du mal, Madame LePen préfère mutiler les branches d’un arbre innocent se tenant certes sur la même terre, mais n’étant pas plus que les autres à l’origine du problème. Les migrants ne sont pour rien dans notre pauvreté et notre dépendance, puisqu’ils ne font que venir de pays lointains. Comment pourraient-ils causer le mal économique qui nous afflige?

    Mme LePen suppose simplement que nous avons le meilleur système économique qui ait jamais existé, et adopte la position de la gestion de désastre, même si le système lui-même est le désastre.

    Considérons la question du RSA. Il est une complainte habituelle de l’extrême droite que les migrants reçoivent le RSA tandis que des Français sont dehors sans rien. Le fait est que n’importe qui, les réfugiés comme les sans-abris, peut réclamer le RSA, et qu’à priori, il n’y a pas de raison de le refuser aux uns ou aux autres. Et il n’est pas refusé. La question est donc: est-ce que le système peut tenir. Est-ce que l’état peut le faire? Et c’est là que tombe la façade du ‘je-suis-pas-raciste’.

    Si l’aide financière de l’état pose un réel problème économique, au point qu’il faille faire enlever, détenir, et déporter les personnes qui pourraient en avoir besoin, alors Mme LePen devrait également proposer de déporter toute personne Française en-dessous d’un certain seuil de pauvreté, y compris l’auteur de cet article. Ou plus exactement, si Mme LePen était cohérente, et non-raciste, c’est ce qu’elle devrait demander. Mais ce n’est pas le cas, et en ceci elle prouve que sa préférence raciste est à la base de sa politique.

    La question de la capacité Européenne à accueillir qui que ce soit ignore aussi complètement l’illégalité de la politique de fermeture ou de contrôle des frontières nationales ou européennes.

    Comme il a été expliqué au premier numéro, les frontières de nos états, et nos états eux-mêmes, ne sont pas les résultats de la croissance naturelle et légitime des populations, ni les états leur outil collectif. Elles sont uniquement les limites de mouvement des armées aux ordres de monarques moyenâgeux, de seigneurs de guerre et d’autres despotes, cherchant à asservir des populations entières vivant sur “leur” territoire. Tels sont les criminels cinglés idolâtrés par les mouvements nationalistes de nos jours.

    Certains de ces états se sont “démocratisés” au cours des siècles derniers, mais l’usurpation territoriale est tout autant dépourvue de légitimité. Le vol de la terre ne peut pas être légitimé, même si toutes les populations de la planète proclamaient à l’unanimité le contraire.

    Nous sommes en France, mais la France est-elle chez nous? Clairement non. La France est plus grande que l’ensemble du peuple français pris ensemble. “T’es pas chez toi ici,” ce que pourrait dire un nationaliste, devrait susciter un “Toi non plus” de la part du migrant. Et avec encore plus de conviction, parce que le premier vénère la violence et la domination, choses criminelles et détestables, tandis que le second fait usage de la liberté, chose pacifique et respectable. Le fait que le premier utilise des barges entières d’argent public pour opprimer les innocents, tandis que le second vient de loin à ses propres frais et à grand risque personnel pour se faire une vie, montre à quel point l’idéologie peut effacer la vérité, et quelle dose énorme de réalité il nous faut injecter dans les conversations actuelles sur la migration.

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