Norrent-Fontes sous assaut préfectoral

Le 24 décembre 2010, Mr Pierre de Bousquet, préfet du Pas-de-Calais, mettait Mr Marc Boulnois, maire de Norrent-Fontes, en demeure de démanteler un campement d’une cinquantaine de personnes. Notamment, le préfet Bousquet avance que ce campement est à l’origine de plusieurs troubles à l’ordre public, entre autres choses, de violences de passeurs contre des camionneurs, et de violences de passeurs contre d’autres passeurs. Mr Marc Boulnois a ensuite courageusement répondu par la négative, indiquant qu’il ne se joindrait pas à la chasse à l’homme, et que l’état devait prendre ses responsabilités pour sa politique migratoire.

Nous sommes heureux de cette réponse mais légèrement déçus que Mr Boulnois n’ait pas corrigé l’erreur du préfet. Mr Bousquet ferme les yeux sur la fermeture de la France, comme si elle était une propriété privée, les bureaucrates ses propriétaires, et ensuite s’étonne, comme s’il ne pouvait pas tenir une pensée d’un moment à un autre, de voir des violences découler du marché noir qui suit de la politique de fermeture précitée. C’est seulement un phénomène que l’on constate dans tous les cas similaires à celui-ci, mais Mr Bousquet, ne laissez surtout pas les faits se placer en travers de vos politiques!

Dans l’obscurité fleurit le crime. Ces crimes véritables ne sont pas le fait de la présence de clandestins, mais de la catégorie clandestine. Ne pas avoir accès aux moyens de transport habituel, ne pas avoir accès aux moyens de défense de l’état, signifie que les migrants sont principalement sans défense, et les passeurs de facto immunisés. Et cette clandestinité a pour origine le contrôle des frontières. Un contrôle illégitime et illégal, comme il a été expliqué au premier numéro, dans “Personne n’est illégal.”

Le seul moyen de réellement défendre l’ordre, le véritable ordre qui naît de la pleine justice pour chacun, consiste d’abord à rétablir la liberté pour les migrants, une liberté à laquelle ils ont par ailleurs un droit imprescriptible. Ceci, contrairement aux papiers bureaucratiques, n’est pas de notre invention, mais est présenté comme une vérité qui coule de source à l’article 2 de la Déclaration Universelle, vieille de plus de 200 ans.

Si le crime fleurit dans la clandestinité, retirons l’interdiction ou le contrôle du libre mouvement, et la lumière qui jaillira sur le passage mettra fin à la quasi-totalité des véritables aggressions qui ont lieu aujourd’hui. Qui, en fait, ne peuvent avoir lieu que dans la mesure où les auteurs sont pratiquement assurés de ne pas en subir les conséquences, soit que leurs victimes innocentes ne peuvent pas porter plainte ou appeler à l’aide sans par la même se livrer aux forces de police, soit que les auteurs eux-mêmes ont moyen d’échapper à la justice, étant habitués à la-dite clandestinité.

Le chemin est clair, mais il est aussi clair que Mr Bousquet ne lira pas cet article, que les forces du désordre chargeront ce campement comme ils en ont chargés tellement d’autres auparavant, sans égard aux droits des individus qui s’y trouvent.

On ne peut pas résoudre les problèmes avec ceux qui les ont créés. – Albert Einstein

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One Response to Norrent-Fontes sous assaut préfectoral

  1. Norrent-Fontes under prefectoral assault

    On december 24th of 2010, Mr Pierre de Bousquet, Pas-de-Calais prefect, enjoined Mr Marc Boulnois, mayor of Norrent-Fontes, to dismantle a camp of about fifty persons. In particular, prefect Bousquet argues this camp is the source of several public order disturbances, among other things, violence from smugglers against truckers, and violence from smugglers against other smugglers. Mr Marc Boulnois then courageously refused, noting he will not join in the manhunt, and the state should assume the responsibility of its migration policies.

    We are happy with this reply, but slightly disappointed that Mr Boulnois didn’t correct the prefect’s mistake. Mr Bousquet closes his eyes on the shutting down of France, as if it was a private property, and bureaucrats its owners, and then is surprised, as if he could not hold a thought from one moment to the next, to see violence erupt from the black market that follows from the aforementioned shutting down policy. It’s only a phenomenon one witnesses in every other similar case, but Mr Bousquet, do not let facts get in the way of your policies!

    In darkness thrives crime. True crimes are not the doing of the presence of illegals, but of the illegal category. To not have access to the usual transportation means, to not have access to the defense means of the state, means that migrants are mainly defenseless, and smugglers are de facto immunized. And this clandestine nature originates in border control. An illegitimate and illegal border control, as it was explained in the first issue, in “No one is illegal.”

    The only way to truly defend order, the true order born from full justice for all, consists firstly in restoring liberty for migrants, a liberty to which they, by the way, have an inalienable right. This, contrary to bureaucratic papers, is not of our invention, but is presented as an obvious truth under article 2 of the Universal Declaration, a document more than 200 years of age.

    If crime thrives in secrecy, let us withdraw the interdiction or control of free movement, and the light that will shine on border crossing will put an end to the near totality of true agressions which take place today. Which, in fact, can only take place to the extent the culprits are virtually assured not to pay the consequences, whether because their innocent victims cannot complain or call for help without delivering themselves to police forces, or because the culprits themselves have ways to escape justice, being used to said secrecy.

    The path is clear, but it is also clear that Mr Bousquet will not read that article, and the forces of disorder will charge that camp just as they have charged so many others before, with no regard for the rights of the individuals living in them.

    “We can’t solve problems by using the same kind of thinking we used when we created them.” – Albert Einstein

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